2. "
The Only One" : Un grand single finalement qui gagne en évidence au fil des écoutes. Le chant rappelle les "
High" et autres sucreries d'antan. L'ensemble évite la naïveté idiote d'un "
Friday I'm Love". La guitare de Porl lorgne sur la mélodie de "
Just Like Heaven". Le titre est 100% joyeux, 100% sensuel, 100% pop. Les
Cure ont rarement joué le bonheur avec autant d'efficacité. Le texte parle, au 1er degré, d'amour mais pourrait tout aussi bien parler de picole ou de drogue. A suivre... Phrase clé : "Oh I love, Oh I love, Oh I love / What you do to me" (sic)
3. "
The Reasons Why" : une belle intro à la guitare, un beau travail de basse et une progression typique des meilleurs titres dits "à guitare". L'ensemble vaut aussi pour la belle prestation de
Robert Smith au chant. Ca parle d'amour et d'étoiles, comme presque partout ici, mais surtout de suicide. Le final est grandiloquent et le refrain excellent. Phrase clé : "I won't try to bring you down about my suicide / If you promise not to sing about the reasons why"
4. "
Freakshow" : De faux airs exotiques à la "
The Blood", un Porl déchaîné et envahissant, le morceau ressemble à une tentative jeuniste de sonner comme les Ting Tings ou ce genre de nouveaux groupes idiot pop. Ca parle de vraie fausse séparation mais le texte ne fonctionne pas. Un mauvais morceau de bout en bout. Le seul de l'album heureusement. Phrase clé : "I can't believe it / I must be dreaming/ She turns the lights up / Says she is leaving / This is a freakshow/and I am beaten..."
5. "
Sirensong" : Un très joli morceau romantique qui traite sans surprise de l'amour (raté) entre un homme et une sirène en mode quasi acoustique. Là encore, un "Just Like Heaven" 2 en moins pétillant. Un piano, quelques couches de slide guitar, un morceau bref mais très soigné. Phrase-clé : "She sang, she sang, she sang / Tell me you love me, and beg me to stay / Tell me you love me, before it's too late."
6. "
The Hungry Ghost" : La guitare évoque étrangement le vieux "
It's Not You" sur
Three Imaginary Boys. Un titre solide à défaut d'être extrêmement imaginatif. Curiosité : le contenu est quasi politique, ce qui est plutôt rare chez Robert Smith. L'hungry ghost renvoie à l'appétit de consommation, au capitalisme. Une belle chanson lucide et pleine de bon sens. Phrase clé : "And all of this we know we never need / Well it's the price we pay for happiness"
7. "
The Real Snow White" : L'un des morceaux les plus intéressants de l'album. Un son assez lourd et rock, des guitares incisives au service d'une chanson très sexuelle et d'une mélodie pop à la
Oasis imitant les Beatles. Robert Smith cède à ses plus bas instincts. "You're not the real Snow White / The real Snow White is on my knee"
8. "
Switch" : Le texte renvoie assez explicitement à
Pornography : la schizophrénie, un miroir, un homme qui se regarde et ne se reconnaît pas, mais chantée à la manière de "
Disintegration", la chanson, sur un rythme accéléré. La musique est furieuse, les pédales wah wah branchées de bout en bout pour un titre très rock, taillé pour la scène. Porl est à deux doigts de la sortie de route mais le titre fonctionne bien. Phrase clé : "I'm sick of being alone with myself / Sick of being with anyone else"
9. "
The Perfect Boy" : Le mix du single a été revu très légèrement et le titre gagne à la réécoute. Une très belle chanson poids léger du début à la fin qui parle des filles qui recherchent l'homme idéal. Dans la veine des meilleurs titres adulescents du groupe, une belle mélodie et un chant très inspiré avec des modulations riches. Phrase clé : "And her heart may be broken a hundred times / But the hurt will never destroy / Her hope..."
10. "
This Here And Now With You" : L'un des meilleurs morceaux de l'album avec une basse extrêmement présente et un texte superbe. Beaucoup d'effets sur les guitares et le clavier (?) qui suggèrent la confusion et le trouble du chanteur : un homme qui cherche à comprendre ce qu'il est devenu. Une belle chanson d'autoanalyse, très proche de l'univers de
Wish. Phrase clé : "No please don't tell me who I am / Or when or where my life began / Or why I ended up like this, or how/And tell me what I was before / If I was anything at all"
11. "
Sleep When I'm Dead" : Un autre single qui là aussi semble mixé de manière différente et nettement améliorée par rapport à la chanson qu'on connaissait. Un beau titre de pop extralucide et d'une certaine façon, une autre chanson engagée. Robert Smith s'en prend aux moralistes et aux types qui donnent des conseils sur la manière dont on vit sa vie. La mélodie (vocale notamment) a de faux airs de "
Let's Go to Bed", si, si, mais en plus sombre et downtempo. Phrase-clé : "They told me I would live forever / If I kept it clean"
12. "
The Scream" : La meilleure chanson de ce
4:13 Dream. Sombre, habitée, avec un son à l'ancienne et gothique. Le chant est astucieux comme si Robert Smith se la jouait Club America bis mais en mieux. Le texte laisse libre cours à l'interprétation : un amour dérangé, une rencontre vampire, un texte fantastique. L'atmosphère est saisissante et l'interruption en milieu de chanson qui précède le cri est vraiment flippante. Du grand Cure qui, avec un peu d'imagination, rivalise avec Forever. Phrase-clé : "Scccrrreeeeaaaaammmmmm !"
13. "
It's Over" : une très belle intro basse-batterie, un son ample et puissant qui fait monter la sauce. Un morceau de clôture impeccable, très (trop ?) rock. Le texte rappelle End sur Wish, toujours, évoque l'épuisement, les thèmes Smithiens habituels prédisant la cessation d'activité. C'est bête mais ça marche toujours. Phrase clé : "Oh, I Cant do this anymore"